Peu intelligent par rapport au cadre français dont on peut voir briller l'œil vif chaque jour à l'aube dans n'importe quel avion d'Air Inter, le Maltais est en revanche très gentil. Manquerait plus qu'il morde, direz-vous. Certes, mais pour cet être né à cheval entre la Sicile et l'Afrique, mi-italien mi-bête, je demanderai l'indulgence.
Le Maltais moyen est petit. Le Maltais petit est minuscule. Il n'y a pas de grand Maltais. Il n'y a que toi, Hélène. (Message personnel.)
Désuète et volontiers monogame, la Maltaise a généralement la peau brune et pulpeuse, et ses hanches de guitare en font un instrument accort, au lit comme à la plage. Mais attention. Quand je dis « instrument », qu'on ne se méprenne pas. Je ne suis pas pour la femme-objet, au contraire: j'aime bien quand c'est moi qui bouge pas.
Le Premier ministre de Malte s'appelle Dom Mintoff. Très traumatisé par l'occupation britannique, dont la dernière base a évacué l'île en 1979, le peuple maltais se retrouve en son chef qui manifeste volontiers son anglophobie en pissant dans les théières le 14 juillet. C'est quand même moins con que d'afficher une tronche de hareng douloureux le 11 novembre sous l'Arc de triomphe pour secouer ce qu'il reste de mains aux ex-poilus moribonds nostalgiques de l'éventration collective de 14-18.